ELEGANCE

Cendrillon, conte de fée et escarpins de rêve

6 April 2018
Jimmy Choo for Cinderella ©Disney

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La plupart des femmes que je connais admettent qu’une belle paire d’escarpins améliore instantanément leur humeur. Enfiler des talons hauts allonge la silhouette, change la cambrure des reins, met le corps en tension – et ce changement physique suscite un sentiment intérieur de confiance en soi et de sensualité.

« La magie d’une chaussure qui transforme une femme en princesse et lui donne l’impression de marcher sur les nuages ​​est un rêve universel, un conte de fées d’une Cendrillon moderne qui redécouvre une sensualité douce et une féminité puissante. »  Massimiliano Giornetti, directeur artistique chez Salvatore Ferragamo

LES CHAUSSURES ET NOTRE IMAGE

La chaussure est notre image.

La chaussure a toujours été un objet de fascination : elle est comme un prolongement du corps et elle semble en dire beaucoup sur nos attitudes, notre esthétique, notre sexualité et notre position dans la société. C’est probablement la série Sex and the City qui a encouragé les femmes à vivre ouvertement leur passion pour les chaussures, passion qui s’exhibe au grand jour dans les toutes les villes du monde.

Les chaussures que nous portons sont un élément essentiel de l’image que nous voulons projeter. Elles annoncent notre style, reflètent nos états d’âme et les multiples personnalités que nous revêtons au cours d’une même journée. Les femmes sont prêtes à jouer avec leurs chaussures d’une manière qu’elles n’oseraient pas avec d’autres éléments de leur garde-robe et de leur apparence. Elles nous permettent de varier les styles et de brouiller les pistes, comme en cassant un look trop sage ou trop sérieux avec des escarpins sexy.

Le succès des talons vertigineux portés par Carrie Bradshaw, l’héroïne de Sex and the City, souligne à quel point la vogue des talons aiguilles est emblématique d’une femme moderne capable de s’entraver pour prouver sa pleine maîtrise d’elle-même !

« Give a girl the right shoes, and she can conquer the world. »  Marilyn Monroe

LES CHAUSSURES ET NOS PIEDS

Il va sans dire que nos pieds – quels que soient les souliers dans lesquels on les glisse – doivent être propres et soignés, sans aucune callosité. Les ongles doivent être impeccables, le vernis appliqué avec le plus grand soin. Comme pour les mains, de jolis pieds exigent une pédicure soignée et fréquente.

LES CHAUSSURES ET NOTRE GARDE-ROBE

Il est important de choisir une chaussure qui flatte notre morphologie, de notre silhouette générale à la forme de nos pieds et de nos chevilles. Nous sommes toutes différentes mais de délicats et sexy escarpins noirs, en daim ou en cuir, sont les incontournables d’un dressing ; ils s’accordent à toutes les tenues et ajoutent une touche instantanée de sophistication.

Pour le printemps et l’été, une paire de slingbacks est une forme très élégante et seyante qui met les pieds en valeur. Les bottes hautes sont intemporelles et vous emmèneront partout dans ce monde. Elles sont essentielles pour l’automne et l’hiver – je passe rarement deux jours de suite sans porter mes bottes Dior Biais, magnifiques et sobres en cuir et daim, ou les cuissardes en daim Highland de Stuart Weitzman, en noir ou en beige.

La vérité est qu’il n’y a pas d’alternative à la qualité. Les chaussures haut de gamme de qualité valent presque toujours leur prix. Elles sont mieux conçues, mieux dessinées et mieux confectionnées, et donc plus élégantes. Bien que les talons aiguilles ne soient que rarement, voire jamais, confortables, un escarpin de qualité vous permettra d’évoluer en équilibre et de mettre un pied devant l’autre avec grâce.

LES CHAUSSURES ET LES CREATEURS

Les talons hauts ont depuis longtemps stimulé notre imaginaire érotique et ils sont considérés comme l’objet de culte ultime pour les designers et les icônes de style.

Chaque saison, les chaussures pour femmes deviennent plus spectaculairement intrigantes; mais aux tendances extrêmes chaque créateur opposera toujours un classique chic : les icônes, ces modèles élégants mais distinctifs, qui reviennent en diverses variantes saison après saison. Tels l’escarpin Anouk de Jimmy Choo (personnalisé pour Cendrillon ci-dessous), les sandales Tribute de Saint Laurent, les sandales Snake de René Caovilla et l’escarpin D de Dior que je collectionne dans toutes ses nuances et textures.

LES CHAUSSURES ET CENDRILLON

« Je pense que chaque fille désire vivre un moment Cendrillon dans sa vie. Le pouvoir de cette pantoufle de verre qui transforme la vie de Cendrillon est instillé en nous dès le plus jeune âge et la fantaisie reste vivante pour toujours. »  Sandra Choi, directrice artistique chez Jimmy Choo

Si vous rêver d’ajouter à votre collection les souliers de Cendrillon, vous n’avez plus à attendre l’arrivée improbable d’une éventuelle fée. Pour marquer la sortie du film Cendrillon il y a quelques années, Disney a demandé à neuf designers de créer leur version de la pantoufle de verre emblématique. Parmi ceux-ci deux de mes créateurs préférés, René Caovilla et Jimmy Choo. Le succès de ces modèles collectors, ornés de cristaux Swarovski, a incité Jimmy Choo à concevoir toute une collection Cendrillon étincelante, la plupart des modèles créés sur mesure.

« Porter ses rêves à ses pieds, c’est déjà une façon de faire de ses rêves une réalité. »  Roger Vivier

Elle-colibri

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2 Comments

  • Reply Christelle 7 April 2018 at 18:36

    La question du week-end :
    Controverse sur la composition des pantoufles de Cendrillon illustre un débat récurrent en France depuis le xixe siècle. Sont elles faites en verre, en vair ?
    Les versions non francophones du conte demeurent à l’écart de cette querelle, basée sur une homophonie en langue française

    « Aux quinzième et seizième siècles, le commerce de la pelleterie formait une des plus florissantes industries. La difficulté de se procurer les fourrures, qui tirées du Nord exigeaient de longs et périlleux voyages, donnait un prix excessif aux produits de la pelleterie. Alors comme à présent, le prix excessif provoquait la consommation, car la vanité ne connaît pas d’obstacles. En France et dans les autres royaumes, non-seulement des ordonnances réservaient le port des fourrures à la noblesse, ce qu’atteste le rôle de l’hermine dans les vieux blasons, mais encore certaines fourrures rares, comme le vair, qui sans aucun doute était la zibeline impériale, ne pouvaient être portées que par les rois, par les ducs et par les seigneurs revêtus de certaines charges. On distinguait le grand et le menu vair. Ce mot, depuis cent ans, est si bien tombé en désuétude que, dans un nombre infini d’éditions de contes de Perrault, la célèbre pantoufle de Cendrillon, sans doute de menu vair, est présentée comme étant de verre.
    Anatole France répond en 1885 à ces tentatives rationalistes
    « C’est par erreur, n’est-il pas vrai, qu’on a dit que les pantoufles de Cendrillon étaient de verre ? On ne peut pas se figurer des chaussures faites de la même étoffe qu’une carafe. Des chaussures de vair, c’est-à-dire des chaussures fourrées, se conçoivent mieux, bien que ce soit une mauvaise idée d’en donner à une fillette pour la mener au bal ».
    Pierre Larousse, dans son Grand Dictionnaire universel, prend parti pour le vair : « Les éditeurs de contes de fées ont-ils mis verre à la place de vair par ignorance ou pour augmenter le merveilleux du récit ?
    Vous signalez à “vair” que la pantoufle de Cendrillon était en fait en vair, et non en verre “contrairement à une iconographie récente”. Désolé, Perrault écrit bien “verre”, quoi qu’en pense Balzac, qui préfère la version “vair”. Donc dans l’ordre chronologique on a : du “verre” avec Perrault, du “vair” avec Balzac, et du “verre” avec Disney…
    Pour ma part, je laisse mon imaginaire vagabonder du côté du Prince…
    Même si dans une autre histoire, celui-ci est « vert »
    Mais ça, c’est une autre histoire…
    Bisous à vous she & He
    D’L

    • Reply She-colibri 9 April 2018 at 00:16

      Merci Christelle ! En effet, je me rappelle, enfant, que dans la version du conte que je lisais la pantoufle était en “vair” et cela faisait sens à mes yeux, je m’imaginais un joli escarpin en fourrure – quelle idée, un soulier de verre… Quelques années plus tard je suis passée de Cendrillon à Cinderella et là, comme tu le dis, aucun doute possible – sa pantoufle, la pauvrette, était bien en verre. Pour ma part, la version de Jimmy Choo me suffit 🙂
      Bisous xoxo

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